Dans un communiqué dont La Libre a eu la primeur, Ryanair appelle le gouvernement belge à "sauver le tourisme et des milliers d'emplois en mettant en place des mesures incitatives pour réduire les taxes aéroportuaires et d'atterrissage"

"Il faut stimuler la récupération des passagers dans les aéroports de Charleroi et de Zaventem pour l'été 2021", explique la compagnie. "Au lieu de gaspiller 290 millions d'euros de l'argent des contribuables pour renflouer la compagnie aérienne allemande (sic) Brussels Airlines grâce à une aide d'État illégale, Ryanair demande au gouvernement belge de prendre des mesures immédiates pour réduire ces redevances, ce qui contribuera à protéger les liaisons aériennes vitales". 

175 licenciements à venir en Belgique ?

Et sauver des centaines de jobs au sein de la compagnie irlandaise ? La compagnie le sous-entend. Rappelons que Ryanair a lancé une procédure Renault en Belgique cet été avec pour ambition de licencier près de 175 personnes sur ses deux bases belges. Elle a aussi évoqué l'hypothèse de retirer une partie de ses avions des tarmacs de notre pays.

La compagnie irlandaise met donc la pression sur le monde politique belge. "Ryanair a travaillé avec les aéroports et les gouvernements de toute l'Europe pour obtenir une réduction des taxes aéroportuaires.Le gouvernement belge devrait soutenir les programmes d'incitation des passagers aux aéroports de Charleroi et de Zaventem, offerts à toutes les compagnies aériennes sur une base égale."

Un porte-parole du transporteur low cost en remet une couche sur l'aide apportée par l'Etat belge pour sauver Brussels Airlines, filiale du groupe allemand Lufthansa.

"Nous nous opposons à toute aide d'État qui serait non transparente et discriminatoire. À l'heure où l'aviation traverse la plus grande crise de son histoire, le gouvernement et les aéroports devraient mettre en place de nouveaux systèmes d'incitation qui réduisent les redevances dans tous les aéroports belges et stimulent la reprise au lieu d'envoyer l'argent des contribuables belges à Francfort".