L'Autorité de la concurrence (Competition and Markets Authority) explique dans un communiqué qu'elle entend déterminer si ces deux transporteurs ont enfreint la loi sur la protection des consommateurs. Cette enquête sur British Airways et Ryanair intervient après un examen de l'ensemble du secteur lancé en décembre 2020 par la CMA.

L'Autorité s'était saisie du sujet après des informations suggérant que des voyageurs n'avaient pas pu obtenir des remboursements pour des vols qu'ils n'avaient pas pu prendre du fait des restrictions liées à la crise sanitaire.

Selon la CMA, pendant les périodes de confinement, British Airways s'est contenté de proposer des bons à valoir sur un prochain voyage, ou des changements de billets. Cette dernière option avait été proposée également par Ryanair. La loi prévoit que les clients ont droit à un remboursement dans les 14 jours.

La CMA estime que ces pratiques ont pu être injustes et va désormais chercher à résoudre le problème auprès des compagnies, en essayant d'obtenir par exemple des remboursements pour les clients affectés.

"Nous comprenons que les compagnies aériennes ont traversé une période difficile pendant la pandémie", relève Andrea Coscelli, directeur général de la CMA. Mais "les clients ont réservé ces vols de bonne foi et n'ont pas été en mesure légalement de les prendre en raison de circonstances sur lesquelles ils n'avaient aucune prise. Nous pensons que ces personnes devraient récupérer leur argent", complète-t-il.

Au cas par cas ?

La CMA ne peut pas dire à ce stade si ces compagnies aériennes n'ont pas respecté la loi. Son rôle est de résoudre le problème auprès des compagnies, mais seul un tribunal in fine pourrait se prononcer su le non-respect de la législation.

Dans une réaction transmise à l'AFP, Ryanair assure avoir procédé à des remboursements "au cas par cas" et quand c'était "justifié". "Depuis juin 2020, tous nos clients ont pu réserver un nouveau vol sans frais et cette option a été choisie par des millions de clients au Royaume-Uni", ajoute le transporteur à bas coûts.

De son côté, un porte-parole de British Airways rappelle que la compagnie a accordé plus de 3 millions de remboursements pendant la crise et aidé des millions de voyageurs à changer leur billet.

"Nous avons agi en respectant la loi à chaque instant", précise-t-il.

"Il est incroyable que le gouvernement chercher à punir davantage un secteur qui est à genoux, après avoir interdit les compagnies aériennes d'avoir des programmes de vols conséquents depuis plus d'un an désormais", conclut-il.