La compagnie aérienne irlandaise à bas prix Ryanair a annoncé mercredi avoir conclu un accord prolongeant jusqu’en 2016 ses activités à l’aéroport de Charleroi (sud de la Belgique), d’où elle inaugurera en avril cinq nouvelles lignes.

Cet accord, conclu avec BSCA, la société gestionnaire de l’aéroport wallon, «prévoit que Ryanair base un quatrième avion à Charleroi », précise un communiqué.

Les cinq nouvelles liaisons de Ryanair seront Faro (Portugal), Nîmes (France), Salzbourg (Autriche), Malaga et Valence (Espagne). Cela portera à 16 le nombre total de destinations desservies par Ryanair depuis la Belgique.

Le compagnie à bas prix estime que ces nouvelles destinations «généreront un quart de million de passagers supplémentaires par an, ce qui vaudra à Ryanair un trafic annuel de 2,3 millions de passagers à Charleroi ».

Elles devraient également engendrer la création de 2.300 emplois, selon Michael O’Leary, le PDG de Ryanair.

De son côté, BSCA s’est engagé à construire d’ici 2007 un nouveau terminal capable de gérer cinq millions de passagers par an, selon le communiqué de Ryanair.

La société gestionnaire de l’aéroport souligne sur son site internet que l’accord conclu avec Ryanair «intègre les diverses réglementations de la Commission européenne ».

La justice belge a ouvert récemment une instruction contre Ryanair pour faux en écriture et abus de biens sociaux dans un dossier d’aides illégales présumées.

L’affaire ne vise pas Ryanair en tant que tel, mais la société Promocy, une joint-venture à 50/50 entre la compagnie et BSCA destinée à promouvoir l’aéroport mais qui, selon justice belge, pourrait avoir servi d’instrument pour recueillir des aides des autorités wallonnes illégales au regard des règles européennes de la concurrence.

Promocy «ne reçoit ou n’a reçu aucun subside de la Région wallonne », a répété mercredi Ryanair dans son communiqué.

Ryanair est également la cible d’une action devant la justice irlandaise du gouvernement de la Région wallonne, qui avait aidé financièrement la compagnie irlandaise lors de son installation à Charleroi en 2001 et qui lui réclame maintenant le remboursement de 2,5 millions d’euros.