Ah, ça, "Ryanair ne laisse jamais indifférent", relevait le ministre en charge des aéroports wallons, André Antoine (CDH), comme des députés (Desgain et Wesphael) l’interrogeaient, lundi en commission du Parlement régional, sur ce reportage de la télé hollandaise où des pilotes à visages couverts chargent la compagnie irlandaise sur des problèmes de sécurité et de gestion du personnel

Trop "justes" en carburant, les avions Ryanair ? "Ce sont des infos déroutantes", convient le ministre, qui pourtant ne peut "que se réfugier derrière les gendarmes compétents". Comprenez, les contrôleurs de la Direction générale du transport aérien, logée, au niveau fédéral, au SPF Mobilité. Or, jamais, alors que les contrôles vont croissant, "ils n’ont corroboré ces accusations graves autant qu’anonymes". Cela dit, "nous devons évidemment rester vigilants".

On connaît, on palpe encore, le grand soupçon : les autorités wallonnes, politiques et aéroportuaires, seraient-elles tentées de baisser la garde quand il s’agit de Ryanair ? "A l’égard de ses patrons, je veux tenir une amicale distance", s’engage André Antoine : "Amicale tant Ryanair a compté dans le développement de l’aéroport de Charleroi ; distance car nous sommes les autorités publiques dans un cadre de régulation".