La compagnie irlandaise à bas coûts Ryanair, qui va ouvrir deux nouvelles bases en Italie, a déposé une demande pour reprendre certains créneaux aéroportuaires (slots) qui seront laissés libres par la nouvelle Alitalia à Rome ou à Milan, a indiqué mardi son patron.

La compagnie a présenté "à l'Enac (autorité de l'aviation civile italienne) et à Assoclearance (organisme qui attribue les créneaux) une demande pour occuper les créneaux qu'Alitalia laissera libres. Nous sommes prêts à (lui) succéder sur des routes depuis Rome ou Milan", a déclaré au cours d'une conférence de presse le patron de Ryanair, Michael O'Leary.

La nouvelle Alitalia "sera une compagnie plus petite et nous en profiterons pour croître encore en Italie, notre second marché, après le Royaume-Uni et devant l'Espagne", a-t-il poursuivi. "Je ne crois pas que le plan de sauvetage (d'Alitalia) puisse avoir beaucoup de succès", a ajouté le patron de la compagnie, qui a annoncé début octobre avoir déposé une plainte auprès de la Commission européenne contre ce plan. Les activités de transport de passagers d'Alitalia doivent être reprises d'ici la fin du mois par la Compagnie aérienne italienne, une alliance de grands patrons italiens, et fusionnées avec Air One, la deuxième compagnie de la péninsule. La nouvelle Alitalia aura 53 destinations de moins que l'actuelle.

Le patron de Ryanair a annoncé à l'occasion de cette conférence de presse l'ouverture en mars de deux nouvelles bases de la compagnie en Italie, à Alghero et Cagliari, en Sardaigne. Huit destinations nationales et onze internationales seront proposées depuis ces deux villes. En outre, la compagnie à bas coûts va augmenter la fréquence de ses liaisons entre Rome et Milan à cinq allers-retours par jour. Au total, Ryanair disposera de sept bases dans le pays et y transportera en 2009 15 millions de passagers.