Le groupe suédois Saab a annoncé lundi avoir signé un contrat d'une valeur de 160 millions de couronnes (près de 15 millions d'euros) avec le ministère belge de la Défense pour la livraison de systèmes d'entraînement, dont des simulateurs et des systèmes de communication à la composante Terre de l'armée belge.

Le contrat porte sur un "centre d'entraînement complet", doté de simulateurs pour l'infanterie et le combat antichar, de systèmes de communication sur véhicules pour le contrôle, la surveillance et la collecte de données d'entraînement afin de permettre une analyse détaillée des exercices", a précisé Saab dans un communiqué. 

Les livraisons doivent débuter en 2021 et les deux parties doivent encore négocier un contrat sur le soutien logistique, qui "sera négocié séparément". 

Selon Saab, l'une des exigences du ministère de la Défense était l'interopérabilité avec des systèmes similaires au sein de l'Otan de manière à permettre aux militaires belges de participer à des exercices multinationaux.

"Cela signifie que la Belgique partagera les mêmes standards que les (pays) membres d'une communauté appelée + Interoperability User Community+ (IUC) et prendra part à des exercices multinationaux avec notamment l'Allemagne, l'Autriche, la Finlande, la Norvège, les Pays-Bas, la Pologne, le Royaume-Uni, la Suède et la 7ème armée américaine", stationnée en Europe, a expliqué une responsable de Saab, Åsa Thegström, citée par le communiqué. 

Un de ses collègues, Henrik Vassallo, responsable des ventes de Saab en France et au Benelux, a précisé que l'armée belge utilisait depuis quatre ans des systèmes d'entraînement développés par le groupe suédois.

"Cette commande renforce notre position comme l'un des principaux fournisseurs mondiaux de solutions pour l'entraînement au combat", a-t-il précisé.