Le brasseur britannique d'origine sud-africaine SABMiller a publié, jeudi, des résultats annuels supérieurs aux attentes et annoncé un redressement très attendu de sa division américaine Miller, ce qui n'a pas empêché l'action de reculer sur des prises de bénéfices. SABMiller a enregistré une hausse de 58pc de son bénéfice avant impôts sur l'exercice 2004/05 (achevé fin mars), à 2,194 milliards de dollars, a-t-il indiqué dans un communiqué.

Avant éléments exceptionnels et amortissement des survaleurs, le bénéfice imposable affiche une hausse de 31pc à 2,242 milliards de dollars, a précisé le groupe dans un communiqué. Le chiffre d'affaires s'est élevé à 14,543 milliards de dollars, en hausse de 15pc par rapport à l'exercice précédent, a ajouté SABMiller.

«Nos opérations en Afrique du Sud ont été particulièrement solides, bénéficiant de bonnes conditions économiques, d'améliorations supplémentaires de nos résultats opérationnels et de la fermeté de la devise locale», a souligné le président du groupe Meyer Kahn. «Miller a enregistré une hausse de ses ventes en volume pour la première fois depuis six ans et les activités en Europe et en Asie ont conservé leur excellent rythme de progression», a-t-il ajouté.

Malgré le redressement de Miller, la prudence du groupe quant aux perspectives de la marque a toutefois été remarquée. Le groupe a souligné dans son communiqué que ses investissements dans Miller, «associés à un environnement de plus en plus concurrentiel, devraient conduire à une amélioration modeste dans l'année à venir».

Au sujet de ses perspectives, le groupe a expliqué s'attendre à une croissance organique continue, «soutenue par la poursuite importante d'investissements».

Cependant, a prévenu le groupe, «après des années de taux de croissance exceptionnels, les dividendes devraient désormais augmenter à un rythme plus mesuré».

SABMiller n'a fait aucune allusion à ses intentions au sujet de Grupo Empresarial Bavaria, alors que le marché lui prête, ainsi qu'à ses concurrents Heineken et InBev, l'intention de racheter le numéro deux colombien du secteur.

A la Bourse de Londres, l'action a reculé à cause de rumeurs sur une vente possible par l'américain Altria de sa participation, et des opportunités de prises de bénéfices.

© La Libre Belgique 2005