Le président français Nicolas Sarkozy a précisé que le sommet international qu'il a proposé mardi sur la crise financière internationale se déroule en novembre sur la base du G8 et avec une "possibilité d'ouverture sur les pays émergents".

"Ma proposition, c'est au mois de novembre parce qu'on peut espérer y voir plus clair. Ca n'est pas une réunion à chaud en plein dans la crise, mais en même temps c'est avant la fin de l'année, donc on peut tirer les conséquences", a déclaré M. Sarkozy lors d'une conférence de presse.

"Le format, c'est à partir du G8 mais avec une possibilité d'ouverture sur les pays émergents", a également dit le président en exercice de l'Union européenne (UE). "La logique, c'est quand même le G8, puisqu'il s'agit des huit plus grandes économies du monde mais je ne voudrais pas fermer le débat", a-t-il poursuivi. "Je souhaite que ça concerne les chefs d'Etat et de gouvernement, les autorités de régulation", a-t-il également indiqué.

Interrogé sur ce qu'il attend d'un tel sommet international, Nicolas Sarkozy a estimé qu'il pourrait permettre d'"utilement dégager des principes et de nouvelles règles". Parmi les questions "capitales" à évoquer, il a cité pêle-mêle "les agences de notation", "l'évaluation des bilans et de la solvabilité de la banque", "la question des +hedge funds+ (fonds spéculatifs à risque)", les "rémunérations", la "coordination et l'échange de l'information" ou "la confiance rétablie du système financier".

Selon lui, le sommet pourrait aussi bien se dérouler à Londres qu'à Washington, New York, Bruxelles ou Paris. "La question du lieu n'est pas un préalable", a-t-il indiqué. Le G8 comprend l'Allemagne, le Canada, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, le Japon, l'Italie et la Russie.