L'Etat français, par le biais du groupe public Areva, veut racheter la part détenue par Siemens dans le fabricant de centrales nucléaires franco-allemand Areva NP (ex-Framatome), afin de constituer un géant français du nucléaire qui inclurait Areva et Alstom, affirme l'hebdomadaire allemand Wirtschaftswoche à paraître lundi.

Selon le magazine économique, qui cite des sources proches de l'entreprise, ce projet émanerait du président Nicolas Sarkozy lui-même, qui souhaiterait ainsi mettre fin à la fusion Siemens-Framatome entamée en 1999.

Le chef de l'Etat français projette de faire usage de l'option d'achat sur cette participation de 34% dans Areva NP, option courant jusqu'en 2011 en vertu des accords ayant donné naissance à Areva en 2001. Cette participation de Siemens est évaluée à environ un milliard d'euros, selon Wirtschaftswoche.

Le président français voudrait ensuite fusionner Areva avec le géant de l'énergie Alstom et celui du bâtiment Bouygues, affirme l'hebdomadaire. En juin, Siemens avait affirmé qu'il souhaitait conserver sa part dans Areva NP. "Nous en discutons avec Areva", avait indiqué un porte-parole du groupe allemand. D'après la Wirtschaftswoche, le patron de Siemens Peter Löscher "espère le soutien de la chancelière Angela Merkel" pour contrer le projet de M. Sarkozy.