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L'épouse de Carlos Ghosn a quitté le Japon après la nouvelle arrestation de l'ex-patron de Renault parce qu'elle s'est "sentie en danger", a-t-elle affirmé au Journal du Dimanche (JDD), alors que la justice voulait l'interroger selon plusieurs médias japonais. Des procureurs japonais voulaient poser des questions à Carole Ghosn, sur la "base du volontariat", selon la chaîne publique NHK, la télévision privée Asashi et l'agence de presse Kyodo, cette dernière affirmant que des sommes éventuellement détournées, reprochées à son mari, pourraient avoir transité par une société dirigée par Mme Ghosn.

M. Ghosn, patron déchu de Renault, Nissan et Mitsubishi, a été interpellé jeudi matin à son domicile de Tokyo en raison de nouveaux soupçons de malversations financières, un mois à peine après avoir été libéré sous caution.

Mme Ghosn, qui était présente lors de l'arrestation, a indiqué avoir regagné la France malgré la confiscation de son passeport libanais par la police japonaise, en utilisant son autre document de voyage, américain.

"L'ambassadeur de France m'a accompagnée à l'aéroport, il ne m'a pas lâchée jusque dans l'avion", a-t-elle raconté. "Jusqu'à la dernière seconde je ne savais pas si on me laisserait décoller. C'était irréel".

Elle a aussi dit avoir "refusé" de "signer un mandat en japonais" pendant l'interpellation de son mari. "Puis ils ont voulu m'emmener avec eux. Sur le conseil de mon avocat, j'ai refusé", a ajouté Mme Ghosn.

Carole Ghosn a également déclaré au JDD que son mari avait enregistré un message pour "désigner les responsables de ce qui lui arrive" et qui sera "bientôt" diffusé.