Le groupe industriel britannique Rolls-Royce a annoncé jeudi une charge de 1,4 milliard de livres pour 2019 en raison des problèmes sur ses moteurs d'avion Trent 1000 équipant le Boeing 787 qu'ils tardent à régler

Le motoriste prévient en outre dans un communiqué que son bénéfice opérationnel annuel devrait se situer dans le bas de ses attentes. 

Même s'il dit faire des progrès, Rolls-Royce peine à se dépêtrer de ce problème affectant ces moteurs Trent 1000 qui porte sur un épuisement trop rapide de leurs compresseurs. Mais le remplacement des pièces défectueuses est plus difficile que prévu, du fait d'un grand nombre de moteurs à réparer, occasionnant des coûts importants et clouant des avions au sol pour les compagnies utilisatrices. 

Rolls-Royce est donc contraint de passer dans ses comptes une charge exceptionnelle de 1,4 milliard de livres sur son exercice 2019, notamment en raison du coût des perturbations engendrées pour ses clients. 

"Ma première priorité est d'améliorer la confiance des clients dans le Trent 1000. Nous annonçons de nouvelles mesures pour améliorer notre maintenance et augmenter nos stocks de moteurs de rechange. Nous regrettons les perturbations que subissent les clients", a expliqué Warren East, directeur général du groupe.

Rolls-Royce explique qu'il ne pourra définitivement régler le problème qu'en 2021. Il évalue le coût à 2,4 milliards de livres pour la période 2017-2023 et espère ramener à moins d'une dizaine le nombre d'avions cloués au sol pour réparation au deuxième trimestre de 2020. Du fait de la charge exceptionnelle, le groupe prévient que son bénéfice opérationnel pour l'année sera dans le bas de la fourchette communiquée et qui se situait entre 600 et 800 millions de livres. Il confirme en revanche son objectif de flux de trésorerie d'au moins 1 milliard de livres d'ici 2020. 

Le motoriste, présent dans l'aéronautique, l'énergie et la défense est par ailleurs toujours engagé dans un plan de restructuration qui doit lui permettre à terme de réduire ses coûts via la suppression de 4.600 emplois administratifs d'ici fin 2020.