Quelque 1.500 personnes ont déjà quitté le groupe de manière volontaire, et le reste des départs, dont le nombre exact reste à finaliser, aura lieu d'ici 2022. Au total, la réorganisation devrait permettre à Shell d'économiser entre 2 et 2,5 milliards de dollars par an.

Shell précise qu'il prévoit aussi une charge de dépréciation de 1 à 1,5 milliard de dollars après impôts dans ses comptes du troisième trimestre.

Le groupe fait face comme son concurrent BP, qui a également annoncé 10.000 suppressions de postes, non seulement au choc de la pandémie de coronavirus qui a plombé l'activité et les déplacements et par là-même la demande pétrolière mondiale, mais aussi au défi de la transition énergétique.

Le directeur général Ben van Beurden estime dans un entretien publié sur le site de Shell que face au choc de la pandémie, le groupe a agi "rapidement" pour couper ses coûts notamment en éliminant le versement de son dividende, mais qu'il se doit de rester "compétitif" et a besoin de devenir plus "agile" et resserré.

Shell explique notamment dans son communiqué mercredi qu'environ "80% de ses ventes de gaz naturel liquéfié en 2020 ont été liées aux prix du pétrole" et que la forte baisse de ces derniers depuis le début de l'année se traduit sur les marges de l'activité gazière.

Entre mars et avril, les cours de l'or noir s'étaient effondrés face aux mesures de confinement à travers le monde, plongeant même brièvement en territoire négatif pour la première fois. Ils sont depuis remontés autour de 40 dollars le baril.

Shell s'est donné pour objectif d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2050, tout comme BP, qui a estimé la semaine dernière que la demande d'or noir pourrait déjà avoir atteint son pic et ne plus jamais retrouver ses niveaux d'avant le Covid-19.