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2.700 emplois en moins dont 1.400 en Allemagne : c'est ce qu'a annoncé le conglomérat industriel allemand Siemens.

La plus grosse perte concerne sa division turbines électriques dont Siemens compte se délester par une introduction en Bourse. Cette restructuration vise à "réduire les coûts et répondre à la baisse du nombre de grands projets" et s'ajoute à des mesures déjà annoncées pour ce secteur, prévoyant la suppression de 7.000 emplois et la fermeture de sites en Allemagne. Siemens emploie au total 379.000 personnes dans le monde, dont 67.000 dans le secteur des turbines électriques. Les suppressions de postes se feront "dans les prochaines années", souligne sans plus de détail le groupe dans un communiqué. Les très grandes turbines de Siemens sont de moins en moins demandées dans le monde. En cause: la désaffection pour les énergies fossiles. Malgré quelques contrats massifs en Egypte ou en Irak, la rentabilité de cette division n'a atteint que 3,8% en 2018, alors que le conglomérat dans son ensemble s'est fixé comme objectif une rentabilité de 11% à 15%. Après l'introduction en Bourse de ses équipements médicaux (Thermohalines), de sa division d'éoliennes (Gamesa) et des ampoules (Osram), Siemens avait donc récemment décidé de se séparer aussi de son activité historique, 150 ans après l'invention de la dynamo-électrique par Werner Siemens dans son atelier de Berlin. Le groupe a opté pour une introduction en Bourse de "Power and Gaz", planifiée d'ici à septembre 2020, et entend conserver une minorité de blocage.