Siemens a présenté ce mercredi des résultats en forte hausse au premier trimestre de son exercice décalé 2020-2021, porté par ses activités numériques, bénéficiant de "meilleures conditions" après une année marquée par la crise sanitaire.

Le groupe fait état d'un résultat net de 1,5 milliard, en hausse de 38 %. C'est beaucoup plus que les anticipations des analystes du fournisseur d'informations financières Factset, qui tablaient sur un résultat net à 994 millions d'euros.

Malgré un environnement macroéconomique influencé par le Covid-19, le groupe enregistre une amélioration de ses conditions dans certaines division et secteurs géographiques. Le résultat opérationnel ajusté (EBITA) fait également un bond de 39 % à 2,1 milliards d'euros.

Le chiffre d'affaires de l'entreprise a quant à lui progressé de 3%, à 14 milliards d'euros. "C'est un début d'année exceptionnel", résume le groupe. Siemens relève en conséquence ses prévisions de croissance annuelle de "modérée" à "moyenne ou élevée".

Boom sur le numérique et les nouvelles technologies

Ces bons résultats s'expliquent par la croissance des activités liées au numérique et aux nouvelles technologies.

La branche Digital Industries, voit en effet son résultat opérationnel ajusté (EBITA) bondir de 57 % à 848 millions d'euros, et son chiffre d'affaires gagner 5 %.

De la même façon, les activités liées à l'automatisation industrielle (Smart Infrastructure) connaissent une forte hausse du bénéfice opérationnel ajusté de 39 %, à 391 millions d'euros. "La croissance meilleure que prévue en Chine, a permis de booster ces branches", estime Siemens.

Ces bons résultats ont également été obtenus par une baisse des coûts de marketing et de voyages, en raison de la crise sanitaire. L'activité Mobility, dédiée aux transports, est toujours fortement ralentie par la crise du Covid, avec un résultat opérationnel qui a stagné sur un an, à 219 millions d'euros.

Changement de direction

En outre, une page se tourne à la tête du groupe allemand Siemens : Joe Kaeser, PDG depuis sept ans, va céder mercredi sa place à son numéro 2, Roland Busch, après un mandat marqué par une cure d'amaigrissement.

Nommé pour cinq ans en mars dernier, Roland Busch, 56 ans, homme discret au profil technique et scientifique, était jusque-là le vice-président du directoire de l'entreprise. Son entrée en fonction coïncide avec l'annonce, mardi, d'un vaste plan de suppression de 7.800 postes dans l'ancienne filiale énergétique du groupe, Siemens Energy.

Il héritera d'un groupe aux résultats solides, malgré la pandémie de Covid-19, mais dont la taille a été considérablement réduite par son prédécesseur.