Le patron de Siemens en France a réaffirmé dimanche que le groupe allemand souhaitait "rester" au sein d'Areva. Siemens "est présent" au sein d'Areva, à travers la filiale "réacteurs" du groupe, dont il détient 34 pc du capital, "et souhaite le rester", a déclaré Philippe Carli, président de Siemens France, sur RFI. Mais "si le marché évolue dans (le) sens" d'une plus grande intégration du groupe nucléaire Areva, de l'amont à l'aval, c'est-à-dire de l'extraction de l'uranium jusqu'au retraitement des déchets, "il faudra se poser la question s'il peut y avoir une organisation différente du groupe Areva", a-t-il ajouté. Avec le groupe public Areva, "on se projette dans une perspective de long terme et pas du tout dans ce qu'on est en train de lire actuellement", a-t-il souligné, faisant référence à des informations de presse selon lesquelles Paris souhaiterait reconsidérer la part de Siemens dans Areva, pour rapprocher ensuite Areva du groupe industriel français Alstom. Le patron de Siemens France a insisté sur le fait qu'Areva, pour se développer, avait "besoin de moyens financiers" et que "bien entendu Siemens [...] soutiendra Areva dans cette démarche". (AFP)