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Les négociations se sont poursuivies vendredi matin chez Skeyes, entre direction et syndicats. 

Elles progressent lentement, selon une source syndicale, et se poursuivront le 24 juin prochain, indique de son côté l'organisme en charge du contrôle aérien en Belgique. Un conflit social perturbe depuis plusieurs mois l'entreprise et a mené à plusieurs grèves des aiguilleurs du ciel et fermetures provisoires de l'espace aérien. Selon le syndicaliste Kurt Callaerts de l'ACV-Transcom, il y a "du mouvement" dans les discussions. Mais celui-ci reste critique sur les accords antérieurs. "Ce ne sont toujours pas des accords pour nous. Nous voulons régler certains problèmes mais il y a aussi beaucoup de problèmes sur lesquels nous ne sommes pas d'accord", explique-t-il.

Le syndicat chrétien, qui avait rejeté un précédent accord, se concertera ces prochains jours en interne avant la prochaine réunion avec la direction prévue le 24 juin.

Un accord social avait été conclu début mai mais il ne jouit du soutien que du syndicat socialiste, ses équivalents chrétien et libéral l'ayant rejeté. Ces deux organisations estiment qu'il ne règle pas structurellement les problèmes dénoncés, notamment en matière de sous-effectif.

La direction de Skeyes avait fermé la porte à une renégociation de l'accord social mais se disait ouverte à la discussion sur plusieurs points de détail. Ce qui se déroule depuis plusieurs jours déjà.

Une énième fermeture de l'espace aérien pendant plusieurs heures, il y a un mois, avait provoqué l'ire de Brussels Airport, Brussels Airlines et TUI fly, qui se sont ensuite tournés vers la justice pour obtenir des astreintes en cas de nouvelle perturbation du service. Les plaidoiries auront lieu mardi prochain dans ce dossier.