Le comité de direction de la SNCB souhaite désigner le président sortant Michel Bovy de CSC-Transcom, directeur général du "Central Support". Le patron du syndicat chrétien, qui cessera ses précédentes activités à la fin de ce mois, sera bientôt compétent en matière de politique du personnel de la SNCB, a annoncé mercredi le quotidien "De Morgen", se fondant sur une note interne de la société de chemins de fer.

" Vu son passé de syndicaliste, c'est inadmissible ", a aussitôt déclaré Jos Digneffe, président de la CGSP-Cheminots (syndicat socialiste).

A moitié faux, à moitié vrai

Toujours est-il que l'intéressé - qui n'a jamais nié qu'il reviendrait un jour à la SNCB, son précédent employeur - a confirmé mercredi qu'il sera bien proposé en tant que directeur général du "Central Support" auprès de la SNCB. Et Michel Bovy d'insister sur le fait qu'il ne sera pas chef du personnel et qu'il ne prendra part en aucune façon à la concertation sociale avec les syndicats.

" Ce qu'on raconte est vrai pour la moitié et faux pour l'autre , a réagi Michel Bovy. Il est exact que je vais être présenté vendredi de la semaine prochaine au conseil d'administration du holding de la SNCB pour la fonction de directeur général de "Central Support" auprès de la SNCB, a-t-il déclaré. Ce qui est inexact par contre, c'est que je deviendrai le chef du personnel" , a indiqué Michel Bovy.

D'après l'ancien syndicaliste, si la proposition est approuvée, sa nouvelle fonction portera sur le suivi du soubassement logistique, la politique d'achat et une partie sera consacrée à la coordination des moyens du personnel.

"Mais cela n'a rien à voir avec une concertation sociale. Je n'aurai aucune compétence en matière de dialogue social et je ne siégerai donc pas à la table des négociations. C'est déontologiquement correct ", a insisté Michel Bovy.

Ce dernier a indiqué que sa nouvelle fonction ne sera " ni une promotion ni une dégradation". "Je conserve mon grade actuel ", a-t-il ajouté. (D'après Belga)