Solvay et Veolia ont annoncé ce mercredi s’associer pour créer un consortium actif dans le recyclage de batteries électriques. Le groupe chimique belge et l’entreprise française, un des leaders mondiaux dans la gestion de déchets, visent de la sorte "une gestion plus efficace des ressources que sont les métaux utilisés dans les batteries de véhicules au lithium-ion" ainsi que la récupération de métaux rares et autres matières premières.

"Je suis vraiment enthousiaste à propos de notre partenariat avec Veolia, qui vise à faire de la circularité un autre pas significatif vers une mobilité plus propre", a affirmé Ilham Kadri, CEO de Solvay.

Transition écologique dépendante des métaux

Un enjeu majeur dans la transition écologique étant donné que les énergies renouvelables et les voitures électriques nécessitent l’extraction de nombreux métaux, pour les batteries mais également pour de nombreuses infrastructures liées à ces technologies. Sécuriser les ressources, s’assurer une extraction moins polluante qu’actuellement ainsi que le recyclage sont des problématiques majeures. Par cette annonce, Solvay et Veolia tentent de se positionner sur ce troisième axe, alors que la filière du recyclage n’est pour le moment pas à la hauteur de la production des batteries et la demande croissante pour ce type de biens.

"Le recyclage des batteries de véhicules électriques et la gestion des polluants qu'elles contiennent sont des enjeux écologiques et industriels majeurs. En s'associant, Veolia et Solvay contribuent à développer la chaîne de valeur du recyclage et la production de matières premières stratégiques pour la fabrication de nouvelles batteries. Si aujourd'hui les composés essentiels des batteries sont principalement importés, demain ils seront régénérés en Europe", déclare pour sa part Antoine Frérot, CEO de Veolia.

Veolia est déjà active dans le secteur, puisqu’elle possède une usine dans l’est de la France qui démantèle depuis 2013 les batteries de voitures électriques pour en extraire les composants. Solvay optimisera le processus de purification de métaux critiques, comme le cobalt ou le lithium. Solvay rappelle d’ailleurs que son objectif d’ici 2030 est d’avoir 15% de ses revenus générés à partir du traitement de matériaux issus du végétal ou de matières recyclées.