A quelques jours de sa prise de fonctions d'administrateur délégué de Sonaca le 1er octobre, Bernard Delvaux se dit serein et toujours aussi motivé par le défi à relever (lire son portrait dans la Libre Entreprise). Il s'est refusé à dévoiler davantage le remède de cheval qu'il entend appliquer au groupe aéronautique pour le sortir du rouge. Mais il s'est déjà fixé des échéances. "Je ferai des recommandations concrètes début novembre et un plan parfaitement détaillé avec des pistes concrètes dans les douze mois à venir", nous a-t-il confié.

Il trace le développement de Sonaca en deux étapes : à très court terme, ramener l'entreprise dans le vert, puis en faire un acteur important pouvant participer au processus de consolidation qui ne tardera à toucher les fournisseurs des constructeurs d'avions. "Dans un développement à 10 ans, Sonaca doit arriver à une situation où elle pourra continuer à investir tout en faisant des offres concurrentielles à ses clients. Pour le moment, il faudra expliquer à tout le personnel (du management à l'ouvrier) qu'on peut être un groupe disposant d'un carnet de commandes en croissance et avoir en même temps des difficultés financières. Donc nous devons jouer sur tous les leviers (les produits, les filiales, bureaux d'études, etc.) pour redresser la barre", dit-il.

Il entend respecter les engagements pris avec les syndicats, notamment la garantie de maintenir un millier d'emplois salariés à Gosselies d'ici 2010. Donc à part les départs naturels (retraites) et les prépensions, pas de licenciements en vue dans les ateliers de Sonaca à Gosselies. Il croit en l'avenir de l'entreprise qu'il est appelé à piloter et à transformer. "L'étude McKinsey a poser un diagnostic qui permet d'être confiant. Elle indique que l'entreprise a d'énormes possibilités d'améliorations et a dégagé des pistes. Nous devons transformer ces pistes en actions et combler le gap qui nous sépare aujourd'hui de la rentabilité. Mais il est important que tout le monde conprenne les enjeux", conclut-il. Il a déjà rencontré les représentants du personnel et l'accueil aurait été positif.