Dexia a démenti jeudi une information du "Wall Street Journal" qui avait évoqué la possibilité que la Commission européenne exige la séparation des activités de financement des collectivités publiques de Dexia.

"La thèse de la scission du groupe est ancienne. Elle est également fausse et n’est défendue que par des nostalgiques d’un passé révolu et surtout douloureux", indique Dexia dans un démenti envoyé à la presse jeudi soir.

Plus tôt dans la journée, le quotidien financier américain "The Wall Street Journal" avait annoncé que la Commission européenne pourrait exiger la séparation des activités de financement des collectivités publiques du groupe franco-belge. "Dexia pourrait être obligé de vendre une large partie de sa division principale de financement public s’il ne parvenait pas à persuader la Commission européenne que cette activité est viable", avait écrit le journal, en citant des sources au courant de la situation. Selon celles-ci, les autorités européennes resteraient "sceptiques" à propos du plan stratégique qui leur a été soumis par Dexia à la fin du mois de février.

Si la Commission européenne devait effectivement formuler une telle exigence, cela reviendrait pour Dexia à se séparer, de facto, du Crédit local de France (CLF), la branche française du groupe spécialisée dans le crédit aux collectivités locales. Le groupe financier reviendrait alors à une configuration proche de celle de l’ancien Crédit communal. Cela signifierait donc la fin du modèle franco-belge qui a présidé à la fusion du CLF et du Crédit communal en 1996.

D'après Dexia, ce scénario n'est pas du tout à l'ordre du jour. "Ces hypothèses ne correspondent pas à la teneur des discussions en cours avec la Commission européenne", assure le groupe financier dans son démenti. "En effet, les déséquilibres historiques de Dexia sont liés à sa structure de bilan, plus particulièrement à l'importance de son portefeuille obligataire, et non à son métier de financement des collectivités locales en France."

Le groupe franco-belge dit continuer à vouloir préserver son unité. "Depuis le 9 octobre 2008, Jean-Luc Dehaene (président, ndlr) et Pierre Mariani (administrateur délégué, ndlr) ont œuvré de manière constante et résolue pour redresser le groupe et préserver son unité. C’est depuis lors la position constante du conseil d’administration, des actionnaires et des gouvernements belge, français et luxembourgeois", souligne encore Dexia.

Plus d'informations dans notre édition de "La Libre Belgique" de ce vendredi.