Spotify a déclaré vendredi qu'il suspendait les publicités à caractère politique à partir de début 2020, alors que d'autres géants de l'internet ont également pris des mesures sur le sujet à l'approche des élections américaines. 

La plate-forme suédoise de musique en ligne, dont une bonne partie des utilisateurs se trouve aux Etats-Unis, dit avoir pris cette décision faute de moyens suffisants pour évaluer correctement ces publicités par rapport au risque de désinformation.

Les grands réseaux ont dû se positionner cet automne sur ce sujet brûlant. A moins d'un an du scrutin présidentiel, les élus et candidats démocrates les accusent en effet de laisser-faire quand des responsables politiques, dont Donald Trump, répandent des contre-vérités.

Facebook a choisi d'exempter les annonces politiques de son programme de vérification des faits (fact-checking), soutenant que les réseaux n'ont pas à jouer le rôle de censeurs politiques.

Twitter a réagi en bannissant toutes les publicités à caractère politique, et Google a seulement imposé des restrictions sur le ciblage trop affiné des électeurs pour ce type de publicités.

"A ce stade, nous n'avons pas (...) les systèmes et outils nécessaires pour examiner ces contenus et les valider de façon responsable", a déclaré un porte-parole de Spotify à l'AFP. "Nous réévaluerons cette décision au fur et à mesure que nos capacités évoluent."

Spotify comptait au 30 septembre 248 millions d'utilisateurs mensuels, dont 113 millions d'abonnés.