C'est bien connu: toute crise est source d'opportunité. Thierry Huart-Eeckhoudt (à droite sur notre photo), entrepreneur très actif au sein de l'écosystème belge des start-up, en apporte une nouvelle preuve, ce jeudi. Alors qu'il planche depuis quelques mois sur la création de Startup Vie, un nouveau média 100% vidéo et audio dédié aux start-up belges, il a décidé de sortir du bois dès aujourd'hui (les contenus médias seront, eux, lancés en septembre). Dans le contexte de pandémie du Covid-19, Startup Vie veut mettre à l’honneur les start-up belges qui proposent des solutions concrètes et gratuites pour aider les citoyens. " Plus de 30 start-up belges ont déjà témoigné leur soutien civique par la mise en place d’actions concrètes. Nous avons décidé d’en informer le grand public sur notre site. Nous espérons que ce nombre dépassera la centaine en fin de semaine", nous indique Thierry Huart-Eeckhoudt.

La Libre Eco ayant pris l'initiative, dès mercredi, de faire aussi connaître toutes les start-up ayant pris des initiatives pour venir en aide à la population belge, nous avons décidé de nous associer au projet Covid-19 de Startup Vie (voir ci-dessous). On se souviendra que La Libre Eco avait déjà apporté son soutien à Startup Vie , en juin 2019, lorsqu'une première mouture du projet avait été lancée.

Lancement d'une campagne de financement participatif

Au-delà de la crise sanitaire actuelle, l'objectif de Startup Vie est de faire évoluer l'image de l'entrepreneuriat en Belgique en partageant l'expérience d'entrepreneurs afin de sensibiliser les futurs entrepreneurs à la réalité du terrain. Et ce, en utilisant le langage des start-up et en reflétant leur quotidien sans filtre ni langue de bois. " Startup Vie entre dans les coulisses du monde de l’entrepreneuriat belge , insiste Thierry Huart-Eeckhoudt. Notre média veut faire évoluer la perception qu’a le grand public de l’entrepreneur. Il ne s’agit plus uniquement d’un universitaire de 35 ans. Notre ambition est d’œuvrer à davantage de diversité dans l’écosystème et d’attirer les plus jeunes" . Concrètement, des interviews et des podcasts d’entrepreneurs seront réalisés et diffusés en ligne sur le site de Startup Vie ( www.startupvie.co ).

Startup Vie a opté pour un financement mixte de son activité. Un fonds d’investissement (Sambrinvest) et 30 fondateurs et CEO de start-up belges ont déjà apporté un montant de 280.000 pour le lancement de ses activités. (1) Il a aussi été décidé de recourir au financement participatif pour compléter l’apport initial de capital. La campagne de crowdfunding, orchestrée par Spreds (2), s'ouvre ce jeudi pour une durée de deux mois, avec un objectif de lever 120.000 euros supplémentaires. " Recourir au financement participatif, c’est informer le grand public de notre initiative innovante, toucher notre cible et obtenir leur soutien financier. Parmi les investisseurs figurent peut-être de futurs créateurs de startups" .

Dans un premier temps, Startup Vie se lancera en Belgique francophone. Il est prévu, ensuite, de se lancer sur de nouveaux territoires comme la Flandre et la France en 2021.

(1) Voici la liste des membres fondateurs de Startup Vie: Muriel Benard (Efarmz), Adrien Roose (Cowboy), Charles de Groote (sortlist), Dimitri De Boose (Bsit), Laurent Van Basselaere (Briq), Ludovic Chevalier (Speaky), Marc Jacobs (Hey), Olivier Tabery (Dedicated), Hugues Flament, Anne Prignon (Sambrinvest), Claire Munck (Be-angels), Caroline Basecqz (Smartbeam), Tanguy Goretti (Cowboy), Florent Coninck (Smartbeam), Baudouin de Troostembergh (Startup Factory), Vincent Battaglia (Ludus), Mathieu de Lophem (Skipr), Maxime Vukovic (A6K), Quentin Nyckmans (eFounders), Marc-Antoine Cajot (Monkey Bridge), Blaise Ortiz (Hozint), Bastien Leflere (Waio), Mathieu Bazelaire (La Niche), Jonathan Schockaert (Listminut), Denis Evlard (Reed), Thibaud Eleziere (eFounders), Vincent deconinck (Urtica) et David Van Tieghem (Seeder Fund).

(2) Le montant total de l'offre de la campagne de financement participatif est plafonné à 200.000 euros, calculé sur une période de douze mois. Chaque investisseur peut donner suite à l'offre pour un montant maximal de 5.000 euros.