"Suite à l'expression de son intérêt, Ardian a travaillé sur une offre soutenue par les salariés de Suez et son conseil et nécessitant 6 semaines de due diligence. Cependant, Ardian, fidèle aux principes de négociations non hostiles, a décidé de ne pas déposer d'offre pour laisser le temps aux discussions en cours", a indiqué Ardian dans un communiqué.

Ardian avait fait part de son "intérêt" jeudi dernier pour racheter 29,9% du groupe d'eau et de déchets Suez à Engie, qui souhaite vendre cette participation. Cette démarche était soutenue par la direction et les syndicats de Suez, qui souhaitent que l'entreprise reste indépendante et échappe au contrôle de son grand rival Veolia.

Ce dernier a fait une offre ferme de 3,4 milliards d'euros, qui expire lundi à minuit, et que doit examiner Engie lors d'un conseil d'administration. Plus rien ne s'oppose en théorie à cette opération maintenant qu'Ardian a jeté l'éponge.

Dans un communiqué distinct, Suez juge toujours "hostile" l'approche de Veolia.

Son conseil "regrette la précipitation du conseil d'Engie de vouloir décider sans analyse et sans discussion et dialogue préalables d'une offre alternative qui préserve l'intérêt social de Suez, et celui de ses actionnaires et de toutes ses parties prenantes, salariés et clients".

"Dans le contexte actuel, le conseil d'administration de Suez est en ligne avec la décision d'Ardian de ne pas remettre d'offre au conseil d'Engie", poursuit le groupe.

"Afin de préserver les intérêts des actionnaires et des parties prenantes, le conseil d'administration de Suez confirme qu'il mettra en oeuvre tous les moyens à sa disposition pour éviter une prise de contrôle rampante ou un contrôle de fait", prévient Suez.