Selon nos informations obtenues à bonnes sources, Gérard Mestrallet et Jean-Pierre Hansen, respectivement PDG de GDF Suez (maison-mère d’Electrabel) et administrateur délégué d’Electrabel ont rencontré mercredi 25 mars le Premier ministre Herman Van Rompuy (CD&V) au 16 rue de la Loi et ce, en présence d’Etienne Davignon. Officiellement, il s’agit d’une prise de contact entre le nouveau chef du gouvernement belge (aux commandes depuis janvier 2009) et les deux dirigeants du groupe énergétique. Mais il nous revient que les discussions ont également porté sur la taxe imposée par le fédéral aux producteurs d’électricité d’origine nucléaire. D’un montant de 250 millions d’euros en 2008, déjà versés mais contestés par GDF Suez et SPE, la taxe est portée à 500 millions d’euros en 2009. Pour le ministre de l’Energie, Paul Magnette (PS), la taxe vise à récupérer une partie de l’amortissement trop rapide que les producteurs nucléaires ont pu récupérer sur les centrales nucléaires.

Début mars, lors de la présentation des résultats de Suez, Gérard Mestrallet avait indiqué que les 500 millions étaient "une monstruosité et disproportionnés" par rapport l’activité d’Electrabel en Belgique. Selon des sources proches du dossier, Electrabel souhaite trouver "une solution raisonnable et intelligente qui satisfasse les intérêts des uns et des autres" en ce temps de crise. Sauf que les mots ne recouvrent pas nécessairement les mêmes réalités pour les parties. Pour rappel, la sécurité d’approvisionnement énergétique de la Belgique dépend pour une grande partie d’Electrabel et les autorités belges en sont bien conscientes. Un accord à l’amiable s’impose...