L'Etat belge et Suez, maison mère du groupe belge Electrabel, ont trouvé un accord sur les concessions que le groupe français devra faire pour obtenir le soutien des autorités du Royaume à sa fusion avec Gaz de France, a annoncé vendredi le gouvernement belge.

"Les conversations entre l'Etat belge et Suez ont aujourd'hui mené à une conclusion positive", a déclaré le gouvernement dans un communiqué. Cet accord a pu être conclu grâce à "de nouveaux engagements pris par Suez à l'égard du gouvernement belge concernant sa politique énergétique dans le pays dans la perspective de la fusion Suez/GDF", ajoutent les autorités sans plus de précision. Le contenu de l'accord sera "aujourd'hui communiqué à la Commission européenne", poursuivent-elles.

Le PDG de Suez, Gérard Mestrallet, et le numéro deux du groupe, Jean-Pierre Hansen, étaient arrivés à la mi-journée à la résidence du Premier ministre belge Guy Verhofstadt afin de signer avec lui un accord de principe déjà conclu mercredi soir.

Le gouvernement belge a négocié pendant des semaines des concessions avec Suez, inquiète des conséquences que la fusion Suez/GDF pourrait avoir sur le marché belge en matière de concurrence. Via Electrabel, Suez exploite à lui seul les sept réacteurs nucléaires de Belgique. GDF détient lui 25% du second producteur belge d'électricité, SPE.

La Commission, qui avait prévenu mercredi le gouvernement belge qu'il ne pouvait empiéter sur ses compétences en matière de contrôle des fusions, a indiqué vendredi qu'elle allait analyser l'accord entre Suez et l'Etat belge.

"Dès que nous recevrons leur texte, nous l'analyserons pour veiller à ce qu'il n'y ait pas d'interférence avec les compétences exclusives de la Commission dans le cadre de la fusion Suez/Gaz de France", a indiqué Jonathan Todd, porte-parole de la Commission sur les questions de concurrence.