Le groupe Suez a de nouveau saisi l'Autorité française des marchés financiers (AMF) pour qu'elle "obtienne du groupe Pinault une clarification sans équivoque sur ses intentions" concernant Suez, conformément aux règles en vigueur sur les rumeurs d'OPA, a-t-il annoncé mardi. La déclaration de l'homme d'affaires François Pinault mardi, via sa holding Artémis, affirmant "qu'aucune décision" sur une OPA n'a été prise, est "vague et imprécise" et "ne clarifie en rien ses intentions réelles" a estimé Suez dans un communiqué.

"Au contraire, elle favorise la spéculation et entretient l'incertitude pour les actionnaires de Suez" a-t-il ajouté, évoquant la nervosité des opérateurs, alors que "Suez a, de manière constante et transparente, réaffirmé sa stratégie industrielle."

En conséquence, Suez saisit une nouvelle fois l'Autorité des marchés financiers (AMF) afin qu'elle fasse usage de la nouvelle réglementation en vigueur et obtienne du groupe Pinault une clarification sans équivoque de ses intentions de faire une offre sur Suez ou d'y renoncer pendant six mois, indique le groupe d'énergie et d'environnement.

Suez avait déjà demandé vendredi à l'AMF d'obtenir du groupe Pinault qu'il déclare ses intentions relativement vite à Suez. En réponse aux injonctions de l'AMF, Artémis a indiqué mardi dans un communiqué "qu'à ce jour aucune décision concernant l'éventualité d'une offre portant sur les actions de Suez n'a été prise et que toutes les options restent ouvertes". Les médias français évoquent le principe d'une OPA hostile de 70 milliards d'euros sur Suez préalable à une cession du pôle énergie de Suez à Gaz de France, pour 40 milliards d'euros. (AFP)

© La Libre Belgique 2007