Le groupe énergétique Suez a annoncé, mercredi, avoir retenu une "short-list" de trois candidats pour acquérir sa participation dans Distrigaz dans le cadre du projet de fusion avec Gaz de France.

Sans surprise, les offres retenues sont celles du Français EDF, de l'Italien ENI et de l'Allemand E.ON, précise dans un communiqué Suez, qui dit avoir reçu "de nombreuses offres de qualité".

Des négociations vont maintenant avoir lieu avec les candidats retenus afin d'aboutir à un accord définitif. Le choix final de Suez devrait intervenir avant la fin juin 2008 "comme le groupe s'y était engagé vis-à-vis de la Commission européenne et ce, afin que la transaction puisse avoir lieu dès la réalisation de la fusion entre Suez et Gaz de France", précise encore le communiqué.

A la mi-mars, le journal italien "La Repubblica" avait annoncé que le groupe énergétique italien ENI avait proposé 4,2 milliards d'euros pour Distrigaz. Le quotidien transalpin ajoutait que E.ON et EDF avaient vraisemblablement proposé les mêmes montants. Outre ces trois prétendants "officiels", les noms de l'Espagnol Iberdrola et du Néerlandais Nuon, avaient également été avancés en tant que candidats "officieux".

De son côté, Guy Verhofstadt avait indiqué fin février à la Chambre des représentants qu'il ne voulait pas que Suez cède Distrigaz à son compatriote EDF. "Nous n'avons aucun intérêt à passer d'un monopole à un duopole et certainement pas un duopole français", avait-il déclaré, en souhaitant une véritable concurrence sur le marché énergétique belge, avec trois ou quatre acteurs.

Actif dans la négoce de gaz naturel, Distrigaz représente quelque 74 pc des parts du marché belge du gaz. Suez détient une participation de 57,25 pc dans Distrigaz, qui fait également l'objet d'une participation des pouvoirs publics belges, par l'entremise de Publigaz, à hauteur de 31,25 pc du capital.