Les trois syndicats ACV-CSC Transcom, CGSLB-ACLVB et Setca-BBTK ont été reçus mardi par la Première ministre Sophie Wilmès (MR), le vice-Premier et ministre des Finances Alexander De Croo (Open Vld), le ministre de la Mobilité François Bellot et la ministre de l'Emploi, de l'Economie et des Consommateurs Nathalie Muylle (CD&V), au sujet de la faillite de Swissport.

"Nous devons garantir la continuité de l'aéroport. L'un des plus gros clients, Brussels Airlines, reprend du service la semaine prochaine. Nous espérons que cela pourra redémarrer dans le calme", réagit Olivier Van Camp du syndicat socialiste.

"Que peut-on faire?": telle était la question sur toutes les lèvres syndicales mardi lors de la rencontre avec le gouvernement, en espérant obtenir des réponses. Il reste à savoir dans un premier temps si le curateur peut trouver un acquéreur.

"Les travailleurs sont les victimes de ce nivellement par le bas et nous voulons que cela change car les marges pour les bagagistes dont déjà minimes", ajoute Fouad Bougrine, de l'ACLVB.

"La reprise dépend du curateur. Il y a toujours Aviapartner et quelques sociétés qui peuvent elles-mêmes charger et décharger les bagages mais c'est seulement une solution d'urgence. Deux prestataires sont nécessaires. Il est même écrit dans un Arrêté royal que c'est obligatoire", poursuit Bjorn Van Den Eynde, de l'ACV Transcom. "Les finances sont un aspect mais nous examinons également les mesures de chômage. Nous voulons maintenir celles-ci le plus longtemps possible voire, espérons le, même l'an prochain."

"Nous avons été entendus", ont déclaré les responsables syndicaux à l'issue de la réunion, qui doivent aussi rencontrer François Bellot au sujet des conséquences de la faillite.

"Nous voulons reprendre le travail le plus vite possible et conserver autant de monde que possible. Il y aura du chômage temporaire au début mais nous nous attendons à terme à une reprise des activités à l'aéroport", a indiqué Sandra Langenus du BBTK.

La faillite menace 1.500 emplois. Les syndicats plaident pour des mesures de soutien pour l'ensemble du secteur de l'aviation car ils craignent un effet domino.