La restructuration des activités européennes du sidérurgiste Tata Steel entraînera 1.250 suppressions d'emplois, selon une lettre du patron européen de l'entreprise Henrik Adam adressée au personnel. 

En novembre dernier, le groupe avait annoncé sa volonté de supprimer jusqu'à 3.000 emplois. Tata Steel souhaite réduire les coûts de ses opérations européennes, qui ont subi des pertes au cours des derniers trimestres. Lors des neuf premiers mois de l'exercice en cours, la perte opérationnelle a atteint quelque 87 millions d'euros. Le plan de restructuration doit permettre une amélioration du résultat de 745 millions d'euros, selon la direction.

Tata Steel est confrontée à une baisse des prix, notamment en raison de l'afflux d'acier bon marché en provenance de Chine. Henrik Adam souligne que la situation financière est "grave" et que des mesures doivent être prises d'urgence.

Selon les premiers plans qui concernaient 3.000 emplois, la restructuration devait principalement toucher les Pays-Bas et la Grande-Bretagne.

Tata Steel est également active en Belgique, avec des usines à Duffel et à Liège (Segal).