Brussels South Charleroi Airport (BSCA) a réagi à l’annonce de la taxation de 3 euros sur les passagers voyageant depuis les aéroports wallons. Dans un communiqué, BSCA prévoit "un effet catastrophique" sur son développement, l’emploi et "les retombées économiques pour la grande région".

D'après les autorités de l'aéroport, à court terme "cette taxe supplémentaire" pourrait représenter une perte de plus de 25 % du trafic, soit une diminution de plus d’un million et demi de passagers avec "les conséquences inévitables sur l’emploi". BSCA estime la perte à 600 emplois pour l'aéroport et pour les sous-traitants opérant sur le site.

Selon le communiqué, cette taxation "uniquement en Wallonie" va stimuler le déplacement des compagnies vers la Flandre ou "un des 9 autres aéroports concurrents" au Nord de la France ou aux Pays-Bas. BSCA se base notamment sur les exemples danois et néerlandais "Après la mise en place au Danemark d’une taxe passagers, l’impact a été immédiat : des dizaines de milliers de personnes ont pris l’avion en Suède. Aux Pays-Bas, les compagnies aériennes ont dû diminuer  le nombre de destinations et de fréquences au profit des aéroports allemands comme Düsseldorf-Weeze (…). Le même effet s’est produit en Allemagne quand son gouvernement a instauré la taxe pendant que les Pays-Bas l’abandonnaient". BSCA rappelle que plusieurs pays ont d'ailleurs fait marche arrière après avoir instauré ce type de taxe.