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Comment parler du futur sans délirer ? En s’entourant de quelques cerveaux capables de verbaliser leur vision de l’avenir, dans leur spécialité. C’est ce qu’a proposé, cette semaine, à Molenbeek, l’équipe de bénévoles de TEDxBrussels, une des déclinaisons locales indépendantes des célèbres conférences TED Talks. Le concept est né dans les années ‘80 à l’initiative de Richard Saul Wurman, un intellectuel à la recherche de distraction de haut niveau. Le principe ? Inviter des "têtes" capables de partager des idées intelligentes en un bref laps de temps. Des micro-conférences qui se tiennent en anglais et dont les vidéos sont disponibles gratuitement sur la Toile. Bruxelles en a accueilli une version locale. L’occasion de développer quelques points forts dans ces discours de 12 minutes - pas plus - visant à éclairer les spectateurs. Sur les grands défis du futur, la démographie, la production agricole, les équilibres financiers et géopolitiques, tous sont d’accord pour dire que les mutations sont déjà en cours, forcées par l’histoire, comme celle de la crise financière des Etats de la zone euro, ou par les conflits qui génèrent des tensions entre les grandes puissances, et qui contraignent les pays en paix à gérer le flux et l’accueil de millions de réfugiés fuyant la guerre. Les solutions ? Où que l’on regarde, elles sont liées à une approche globale, à l’utilisation de la puissance des réseaux et au partage des ressources, physiques et numériques. Le partage, c’est aussi une manière de gommer les inégalités dans le monde. Et tant qu’à évoquer ces inégalités, plusieurs orateurs/trices, ont souligné l’importance de donner aux femmes une juste place dans les sociétés. Elles seraient, a assuré Madi Sharma, une entrepreneure, l’avenir de l’homme… si on les laissait s’exprimer. L’égalité et le partage, c’est aussi le maître mot de Camille Richman, ingénieure, chercheuse au Mit, à la tête d’un projet d’informatisation de la production agricole par la mise en commun des expériences de gestion numérique de zones de production hydroponiques régulées. C’est urgent : il en va de la survie d’une population croissance. Urgente aussi est la gestion de l’énergie, des eaux usées et de la production de CO2. Korneel Rabaey (Université de Gand) l’assure, des solutions simples existent pour transformer les eaux usées en… électricité, en produits chimiques réutilisables et en eau propre. Elles existent et… il n’y a qu’à… insister pour qu’elles soient mises en œuvre. Tout comme les villes intelligentes, prônées par Susana Sargento (chercheuse spécialisée dans les réseaux de données sur véhicules). Pour tous, le changement est en cours pour atteindre un futur meilleur. Pour organiser ce changement, Alberto Allemanno (entrepreneur social, juriste, prof d’unif) conseille aux citoyens de se lancer dans le lobbyisme citoyen : " Ca marche bien pour les entreprises… ".

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