Après des mois de travaux et des retards dus notamment à la mise en conformité des systèmes de sécurité (ERTMS) sol-train, la ligne à grande vitesse Anvers-frontière hollandaise est enfin prête à l’exploitation. Dès ce 13 décembre, les trains Thalys rapprocheront davantage Amsterdam de Bruxelles. Ils relieront les deux villes en 1h53, soit 49 minutes de moins qu’actuellement, grâce au fait qu’ils pourront rouler à 300 km/h entre Anvers et Rotterdam, puis à 160 km/h entre Rotterdam et Schiphol. Ce même jour, Thalys réduira également le temps de parcours entre Bruxelles et Cologne, puisque la ville allemande ne sera plus qu’à 1h47 de la capitale de l’Europe (gain de temps de 29 minutes). Tout bénéfice pour les voyageurs et pour l’entreprise qui espère accroître sa part de marché et grignoter celle de l’aérien. "En rendant possible l’aller-retour sur la journée et en augmentant les fréquences (avec, notamment, un 7e aller-retour vers Amsterdam dès le 13 décembre, pour parvenir progressivement à 10 fin 2010), Thalys redéfinit la géographie européenne. Le gain de temps est, en effet, considérable pour les voyageurs. Au travers de cette accélération et de l’augmentation des fréquences vers Amsterdam, Thalys ambitionne un trafic en hausse de + 65 % entre Paris et Amsterdam et 30 % vers Cologne d’ici 2013. Le seuil couramment observé de désaffection de l’aérien pour le ferroviaire correspond, en effet, aux nouveaux temps de trajet de Thalys (3h/3h30). Dans ce contexte, la balance carbone de l’accélération est très nettement positive", indiquent les dirigeants de Thalys.

Outre la rapidité, la ponctualité et la transparence, l’entreprise ferroviaire entend accroître les services offerts aux voyageurs pour renforcer l’attractivité de ses différents produits. Ainsi, l’année 2010 verra la généralisation du "Mobile ticketing" (envoi des billets électroniques directement sur les portables des clients, sous forme de code-barres) et du E-Voucher (bons de compensation pour les clients en cas de retard, par exemple).