Le propriétaire de JLR, le groupe indien Tata Motors, a indiqué dans un communiqué que M. Bolloré prendra ses fonctions le 10 septembre prochain en remplacement de Ralf Speth qui a été à la tête du groupe pendant plus de dix ans.

Ancien cadre de l'équipementier automobile français Faurecia, Thierry Bolloré avait rejoint Renault en 2012, où il a gravi tous les échelons.

Il avait été évincé de son poste de directeur général en octobre dernier afin de tourner la page de l'ère Carlos Ghosn dont il était un protégé.

M. Bolloré va prendre la tête de Jaguar Land Rover au moment où la pandémie a mis à rude épreuve le secteur automobile.

"C'est un privilège de diriger cette fantastique entreprise dans ce qui est encore un des moments les plus exigeants de notre génération", a-t-il déclaré dans le communiqué.

JLR, constructeur haut de gamme, a annoncé récemment la suppression de 1.100 emplois intérimaires au Royaume-Uni et une perte avant impôt de 500 millions de livres entre janvier et mars.

En raison de la chute de ses ventes, sa trésorerie a fondu à grande vitesse et le groupe a dû se tourner vers des banques chinoises pour obtenir un prêt de 560 millions de livres, alors qu'il n'était pas éligible aux prêts des pouvoirs publics au Royaume-Uni.

Le groupe veut réduire ses coûts avec pour objectif d'économiser 5 milliards de livres d'ici mars 2021, soit un milliard de plus que prévu jusqu'à présent.

Il a pris en outre la décision de réduire ses investissements, à 2,5 milliards de livres pour l'exercice 2020-2021, contre 3,3 milliards pour 2019-2020.

Les suppressions d'emplois interviennent après un plan de restructuration annoncé l'an dernier et qui prévoyait déjà de réduire les effectifs de 5.000 postes.