Le directeur général de Total, Christophe de Margerie, a réaffirmé vendredi que le groupe pétrolier français menait une "réflexion" sur un développement dans le nucléaire, et n'avait pas de projet de participation dans EDF ou GDF, lors de l'assemblée générale des actionnaires. "Je ne pense pas que ce soit avec Gaz de France [...] ou EDF, qui est un producteur d'électricité, qui est un autre métier, que les choses doivent se passer", a dit M. de Margerie, en réponse à un actionnaire regrettant que Total n'ait pas choisi de prendre une participation dans ces entreprises ou dans le groupe nucléaire Areva. "Qu'il y ait une réflexion sur le nucléaire, je ne m'en suis pas caché je crois, et il faut continuer à y réfléchir", a poursuivi M. de Margerie. "Je suis persuadé qu'indépendamment des énergies fossiles, indépendamment du charbon, il faudra que Total s'intéresse à d'autres formes de développement, mais qui ne passent pas forcément par l'électricité", a poursuivi M. de Margerie.

"Quant à Areva, je vous rappelle que le gouvernement n'a pas décidé d'offrir d'action d'Areva jusqu'à présent à d'autres partenaires", a souligné Thierry Desmarest, le président de Total.

En réponse à une question écrite d'un actionnaire, le conseil d'administration de Total a par ailleurs affirmé qu'"aucun rapprochement du groupe n'est envisagé ni avec Suez ni avec Gaz de France".

Sur les perspectives de Total pour 2007, M. de Margerie a indiqué que l'environnement économique de l'industrie pétrolière "devrait demeurer favorable" cette année, avec des prix du brut et des marges de raffinage "élevés".

Le groupe pétrolier français a accusé une baisse de 11 pc de son bénéfice net ajusté au premier trimestre 2007, à 3 milliards d'euros. Ce sont "en fait de bons résultats", a dit M. de Margerie. "C'est une bonne performance, en particulier compte tenu du cadre de notre environnement, avec des prix pétroliers lors du premier trimestre qui ont été plus faibles que ceux de l'année dernière."

Il a souligné que Total restait le quatrième groupe pétrolier mondial en termes de capitalisation boursière, et que si le groupe américain Chevron avait "dépassé Total" sur un certain nombre de critères, dont les productions, c'était "par des acquisitions, dont celle du groupe pétrolier américain Unocal qu'ils ont payé très cher". "Si, pour être plus gros que Chevron, je dois faire une mauvaise acquisition, ce n'est vraiment pas mon objectif", a-t-il ajouté. (AFP)

© La Libre Belgique 2007