La compagnie à bas coût irlandaise Ryanair a annoncé lundi une baisse de 85 pc de son bénéfice net ajusté au premier trimestre pour un chiffre d'affaires en hausse de 12,1 pc à 776,9 millions d'euros. Cela a conduit à une baisse de l'action de la société de 22 pc. Le nombre de passagers a augmenté de 19 pc à 15 millions sur ces trois mois achevés le 30 juin.

Elle a entre autres imputé cette baisse au prix du carburant qui a "presque doublé" . Les coûts unitaires hors carburant ont baissé de 6 pc mais ont augmenté de 18 pc en comptant le carburant. Ryanair a supporté une facture de carburant en hausse de 93 pc à 367 millions d'euros et le carburant a représenté près de la moitié de ses coûts d'exploitation contre 36 pc l'an dernier.

Le groupe a annoncé de "pauvres perspectives" pour le reste de l'année, dans un environnement qui sera, selon lui, extrêmement défavorable à l'ensemble des compagnies aériennes. Alors qu'il espérait à la fin de la précédente année financière être à l'équilibre cette année, il envisage désormais d'être "entre l'équilibre et une perte de 60 millions de livres" (75,70 millions d'euros, NdlR), sur la base d'un baril de pétrole à 130 dollars.

Cette première mauvaise nouvelle a été suivie d'une seconde. Lundi, l'autorité italienne de la concurrence Antitrust a, en effet, annoncé avoir condamné Ryanair à 54100 € d'amende pour publicité mensongère sur le prix affiché. L'Antitrust a sanctionné une publicité d'avril 2007 dans laquelle la compagnie promettait sur son site internet des vols "à partir de 10 € l'aller, taxes incluses" . Or, cette somme de 10 € n'inclut pas le coût du paiement par carte de crédit (2,50 € à l'époque), qui est prélevé sur chaque trajet et pour chaque passager. Ryanair avait fait valoir pour sa défense que ce coût n'était pas obligatoire puisque pour les porteurs d'une certaine catégorie de carte (Visa Electron), représentant 14 pc des passagers, aucun coût de transaction n'est prélevé. (AFP)