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Triple play = téléphonie + télévision + Internet. C'est cette équation très simple qui est à la base du grand chambardement qui s'opère depuis plusieurs années dans le secteur de la télédistribution et des télécommunications.

Pour résumer, on peut dire que les principaux acteurs de ces deux secteurs tentent tous deux de caser davantage de services sur les factures qu'ils envoient à leurs clients. D'un côté, Belgacom tente de profiter de sa position de force dans la téléphonie et dans l'ADSL pour vendre son produit Belgacom TV (et amener ainsi le consommateur à résilier son abonnement auprès de son télédistributeur), tandis que de l'autre côté, les câblos font exactement l'inverse en vendant de l'Internet et de la téléphonie via le câble. Depuis octobre, l'ALE et Brutélé commercialisent ainsi deux offres téléphoniques : "Eco" (7 euros par mois) et "Blabla" (15 euros par mois, appels illimités de fixe à fixe en Belgique).

A noter que si "Voo" vend effectivement les trois composants du "triple play", il ne s'agit toujours pas d'une offre intégrée, les trois produits devant encore être achetés séparément. Durant ses premiers mois de fonctionnement, le service de téléphonie par le câble a, par ailleurs, connu quelques couacs techniques qui seraient aujourd'hui résolus, assure la société. "Belgacom a essuyé quelques plâtres au moment du lancement de Belgacom TV, cela a été pareil pour nous dans la téléphonie", dit Stéphane Moreau, le directeur général de l'ALE.

Les chiffres prouvent en tout cas qu'il est temps pour les câblos wallons de se lancer résolument dans le "triple play" : fin 2006, Belgacom comptait 140 000 clients TV, contre seulement quelques milliers d'abonnés téléphoniques pour "Voo".