Vous venez d'arriver à Davos. Ce n'est pas votre première participation au Forum économique mondial. Quelles sont vos attentes principales?

C'est la deuxième fois que je me rends ici. Je suis aussi allé au Forum de New York, un an après les attentats du World Trade Center. Je ne suis pas un fan absolu de ce genre de réunion. J'y vois toutefois une excellente opportunité de faire le tour du monde en quatre jours. Le Forum donne une vision sur l'économique, bien sûr, mais aussi sur le politique (qui constitue un thème dominant), le social et l'environnement. Il offre également de mettre les pays du tiers-monde sous les projecteurs. Ce n'est pas son moindre avantage.

Les thèmes à l'ordre du jour paraissent à première vue éloignés de vos préoccupations...

C'est vrai mais cela nous resitue à un niveau international et mondial. En Belgique, on se préoccupe beaucoup de son nombril, on se braque sur certains chiffres comme les écarts de coûts salariaux. Tout cela est important, certes, mais quand on évoque les échanges commerciaux au niveau de la planète et les tensions entre les continents, tout ce qui se passe dans notre petit pays devient très relatif. Aux problématiques de clocher se substitue une approche globale, européenne pour commencer. Ce que nous entendons ici nous pousse à trouver des solutions aux questions que nous nous posons.

En parcourant la liste des participants, je constate qu'il y a peu de Belges: le prince Philippe, qui a l'occasion de parfaire son information sans les contraintes habituelles, ainsi que MM. Buysse, Cortebeek, Doliveux, Leysen, Stéphenne. Curieusement, il n'y a pas de responsable politique dans la liste. Un de vos confrères s'étonnait ainsi de ne pas voir M. Verhofstadt qui est allé une semaine aux Etats-Unis vendre les intérêts notionnels...

L'aspect «show» ne vous gêne-t-il pas?

Il y en a, c'est clair, mais aussi des moments forts. Je me souviens du discours de Blair sur l'Afrique et le réchauffement de la planète. Impressionnant.

© La Libre Belgique 2006