Selon l'agence de presse financière Bloomberg, qui se base sur des sources proches du dossier, un accord est intervenu entre la famille allemande actionnaire et le fonds d'investissement L Catterton. Un accord pourrait déjà être annoncé la semaine prochaine, qui valoriserait Birkenstock à près de quatre milliards d'euros.

L Catterton, avec le soutien du groupe de luxe LVMH, aurait donc gagné la partie face à un autre fonds d'investissement, CVC Capital Partners, également intéressé par Birkenstock et qui avait été cité comme tenant la corde. Ni le fabricant allemand de sandales, ni L Catterton n'ont souhaité faire de commentaires.

Depuis que Konrad Birkenstock, fabricant de chaussures basé près de Francfort a fabriqué en 1897 sa première semelle conçue pour respecter l'anatomie du pied et reproduire le mouvement naturel de la marche, le groupe est resté dans le giron de la famille aujourd'hui représentée par Alex et Christian Birkenstock, deux arrière-petits-fils de Konrad.

Premier virage en 2013

Ces derniers avaient opéré un premier virage stratégique en 2013 en confiant la gérance de l'entreprise à deux dirigeants, Oliver Reichert et Markus Bensberg, qui ont réorganisé l'entreprise et conquis de nouveaux marchés.

Une de leur mission a notamment été de remettre de l'ordre dans le groupe, qui comptait alors plus de 30 sociétés autonomes.

Tout en s'appuyant sur le credo de la qualité allemande associée à des matériaux naturels et une image authentique, le groupe a séduit le milieu de mode et développé ses ventes en Asie et au Moyen-Orient.

Le groupe a écoulé en 2019 plus de 24 millions de paires de sandales, pour un chiffre d'affaires de quelque 720 millions d'euros, selon Bloomberg. Les ventes sont soutenues par les sandales, mais également par la diversification opérée notamment dans les produits cosmétiques.