Pierre-Alain De Smedt est devenu, mardi, officiellement le nouveau président de la Febiac, la Fédération belge de l'industrie automobile et du cycle. Il succède à cette place à Jean-Albert Moorkens qui a assumé deux mandats.

Agé de 62 ans, Pierre-Alain De Smedt a effectué presque l'essentiel de sa carrière dans le secteur automobile. Son parcours très international l'a mené de Volkswagen à Renault, où jusqu'il y a un an et demi, il était encore le numéro deux de Louis Schweitzer à la tête du constructeur automobile français. Dans ce cadre, il a oeuvré au projet Mégane, l'un des véhicules emblématiques de la renaissance de Renault. Ingénieur commercial de formation et doté d'un «Master» en Economie de l'ULB, il a occupé des postes à responsabilités au Brésil, en Espagne et en France. Son profil international ne l'empêche toutefois pas de connaître parfaitement le monde des entreprises belges. Il a passé 13 ans (de 1973 à 1987) à la tête de l'usine VW à Forest. Paul-Alain De Smedt exerce aussi actuellement plusieurs mandats d'administrateur chez Belgacom, Deceuninck, Valeo, Alcopa et CNP.

Lors de l'assemblée générale de la Febiac, hier soir, le nouveau président a stigmatisé «le manque de respect et de crédit» dont souffre le secteur de l'automobile alors qu'il ne ménage pas ses efforts concernant des technologies plus respectueuses de l'environnement. Selon lui, les problèmes de pollution causés par la circulation routière « sont sous contrôle et ne seront plus qu'un mauvais souvenir d'ici 2020».

En matière de taxation, Pierre-Alain De Smedt s'est dit en faveur du principe «pollueur-payeur» avec un système de bonus pour les véhicules les plus «propres» et des pénalités pour les voitures les plus polluantes.

© La Libre Belgique 2006