La clef pour permettre aux commerçants et à l'Horeca de souffler ? Trois experts ont proposé la mise en place d'un label "Covid safe", afin de permettre une réouverture des lieux accueillant du public au cas par cas. Il s’agirait d'établir pour les établissements des dispositifs de ventilation, de désinfection de l'air et des protocoles d'accueil.

Le président de l'UCM, Pierre-Frédéric Nyst, soutient cet appel à un changement de stratégie, et plaide pour une solution durable dans le temps. "C'est ce que nous disons depuis des mois. Ces mesures yo-yo, de fermetures puis réouvertures, n'ont plus de raisons d'être et ne font que rajouter des difficultés psychologiques et financières. C'est vraiment le moment de changer de stratégie et de commencer à essayer de vivre en apprivoisant le virus", réagit-il auprès de La Libre.

"La vaccination c'est bien, mais ce n'est pas suffisant pour le moment", ajoute-t-il alors que l'UCM réclame toujours une réouverture de l'Horeca et des commerces au 1er mai.

Il salue une solution "pragmatique", malgré qu'elle puisse entraîner des discriminations entre les établissements qui pourront répondre aux conditions d'ouverture et ceux qui ne le pourront pas. "De la discrimination, vous en aurez toujours", souligne-t-il en évoquant que la question s'est déjà posée "lorsque l'on a proposé une réouverture des terrasses."

Pour Pierre-Frédéric Nyst, ça reste donc une "bonne solution" dans le cas où la labellisation puisse être rapidement mise place et qu'elle ne soit pas trop coûteuse pour les commerçants. "La seule chose qu'on veut vraiment éviter c'est que ça coûte 2000 à 3000 euros par commerce en frais supplémentaires".

Mais le président se montre confiant et estime que "ça n'est pas très compliqué". "On ne part d'une feuille blanche", dit-il en évoquant les protocoles déjà existants dans les différents secteurs, qui pourront servir à fixer le cahier des charges du label. Il en est convaincu : "ça coûtera moins cher à l'Etat d'intervenir dans le cadre de la fourniture d'appareils de ventilation plutôt que de continuer à payer des allocations de chômage et des droits passerelles. Tout le monde y serait gagnant".