La colère sociale ne retombe pas au sein de l'enseigne Makro, après l'annonce, faite jeudi dernier par la direction, que les conditions de travail du personnel des magasins allaient être revues. Polyvalence, chronométrage des tâches, réorganisation du planning et des horaires, installation de caisse self scan, suppressions d'emplois : les changements sont drastiques. Le front commun syndical avait dénoncé une absence de concertation sociale et quatre Makro situés en Flandre (Deurne, Machelen, Eke, Sint-Pieters-Leeuw) avaient débrayé dans la foulée.

Ce mercredi matin, le magasin de Sint-Pieters-Leeuw est de nouveau resté fermé. D'autres arrêt de travail pourraient suivre dans les jours qui viennent, côté wallon cette fois, où l'enseigne est implantée à Lodelinsart et à Alleur.

Les syndicats mettent clairement la pression sur la direction de Makro, qu'ils veulent amener à la table des négociations. "Nous voulons une vraie concertation sociale et la conclusion d'une convention collective de travail sur ces mesures d'économies et de réorganisation du travail", déclare Stijn Vandercruysse, permanent CGSLB.

La direction à invité les représentants du personnel à une réunion le17 septembre mais, en l'état, il y a peu de chances qu'ils acceptent de s'y rendre. "On pourrait juste poser des questions mais pas faire de contre-propositions. La direction ne veut pas entendre nos demandes, qui ne sont pourtant pas irréalistes. C'est la première fois que l'on voit ce genre d'attitude chez les dirigeants de Makro", déplore Stijn Vandercruysse.

Makro, propriété du groupe allemand Metro, compte six magasins en Belgique.