Le patron néerlandais d’EIT Digital, William Jonker, a annoncé hier l’ajout d’un milliard d’euros de financement au milliard d’euros déjà en cours d’investissement dans le vaste plan d’innovation numérique chapeauté par la Commission européenne. "En pratique, nous sommes une organisation sans but lucratif, indépendante, liée à l’EIT, l’Institut européen de l’Innovation et de la Technologie, le tout s’inscrivant dans l’Agenda numérique européen. Nous bénéficions donc pour partie des fonds du plan Horizon 2020, explique William Jonker. Nos moyens proviennent pour l’essentiel de nos partenaires mais un quart est tiré du plan Horizon 2020. Ce plan est destiné à doper la création d’entreprises innovantes en Union européenne, avec pour ce faire, une dotation de quelque 80 milliards d’euros."

Cible très large

Quels sont les objectifs de EIT Digital avec ce nouveau milliard d’euros ? "Nous investissons dans l’éducation, dans des partenariats et dans des projets entrepreneuriaux en vue d’accélérer la digitalisation de la société et des entreprises. Et quand je dis "nous investissons", le mot est bien choisi, même si la jeunesse de notre activité ne nous permet pas encore de parler d’un rendement financier. Nous opérons au travers de l’Europe avec un réseau de quelque 5 000 participants gérés à distance par une toute petite équipe. Nous sommes donc une entreprise virtuelle", explique encore William Jonker. Un des objectifs intéressants, du point de vue des entreprises et des universités, est la volonté de créer des ponts entre ces deux mondes, pour faire évoluer les entreprises plus rapidement vers la digitalisation de leurs activités.

En pratique

Comme cela fonctionne-t-il en pratique ? "Nous recevons des tas de projets et de propositions. Nous effectuons un tri dans ce qui nous est proposé et ensuite, nous déléguons l’analyse de la pertinence et de la faisabilité des projets à des experts que nous rémunérons. Enfin, nous allouons des budgets précis aux différents projets." Les axes précis de l’action d’EIT Digital ? "Nous visons les villes numériques, la digitalisation de l’industrie, de la santé et les outils permettant de développer une infrastructure numérique plus performante et plus sûre pour les utilisateurs privés et les entreprises", assure encore William Jonker.