D'ici peu, les fréquences pour le réseau 5G seront mises à disposition. Le gouvernement fédéral souhaite réserver une partie du réseau à un nouvel acteur afin d'ouvrir le marché et faire baisser les prix pour les consommateurs.

Lors d'un comité de concertation en février, la ministre fédérale des télécoms, Petra De Sutter (Groen) a mis sur la table un plan pour l'ouverture du marché à un quatrième opérateur mais les entités fédérées ont refusé. La Flandre craint une distorsion de la concurrence. Du côté francophone, l'inquiétude se porte sur les effets des ondes pour la santé et l'environnement. Mme De Sutter a donc commandé une étude sur ces effets.

Il en ressort qu'un quatrième opérateur serait favorable au portefeuille des consommateurs. Une guerre des prix telle qu'escomptée pourrait faire chuter les prix de 13%. En outre, ces prix favorables seraient à même de convaincre davantage de personnes à se connecter (+10%).

Toutefois les inquiétudes restent justifiées. Les gains des services mobiles reculeraient à leur tour de 40% et la facture énergétique grimperait de 15%, de même que les émissions d'ondes. A Bruxelles, où les normes sont très strictes, cela s'avère un problème.

"Je respecte l'autonomie des régions. Si une région ne veut absolument pas d'un quatrième opérateur, alors le dossier reste bloqué", reconnait Mme De Sutter. "Cependant, c'est une chance unique alors que la mise aux enchères fixe la répartition du spectre pour 20 ans. Si nous fermons maintenant la porte à un quatrième acteur, alors nous installons de facto un 'tripole'."