L'enseigne de magasins de jouets, en difficultés en raison de la crise sanitaire, est en procédure de réorganisation judiciaire depuis le 18 mai. Le tribunal de l'entreprise de Mons a siégé vendredi pour analyser la proposition de reprise de l'enseigne de magasins de jouets Maxi Toys par "New MT" (pour New Maxi Toys).

L'entreprise s'était déclarée au printemps dernier "extrêmement touchée" par la crise. Elle bénéficie d'une procédure en réorganisation judiciaire jusqu'au 18 novembre, ce qui la protège de ses créanciers.

Parmi les cinq offres de repreneurs potentiels, celle de "New M.T." semble retenir l'attention. Le tribunal rendra son jugement sur la validité de cette offre le 11 août.

"Il y a en effet urgence dans ce dossier", a indiqué Sabrina Gervasi (FGTB). "Il est essentiel de connaître rapidement la décision du tribunal car le 4e trimestre sera très important pour le futur de l'entreprise, qui devrait préparer ses stocks dès septembre. Nous pensons qu'en cas de refus de la proposition de New M.T., l'entreprise serait mise en faillite. Nous restons optimistes car il faut souligner qu'un repreneur s'est fait connaître dans un contexte économique difficile."

Des licenciements seraient toutefois à craindre en cas de validation de la reprise par "New M.T.". 32 emplois seraient menacés chez Logitoys à Houdeng (La Louvière). "L'offre de reprise est assortie de la suppression de six des 26 magasins Maxitoys en Belgique", a poursuivi la porte-parole de la FGTB. "Cela implique moins de logistique et donc moins de personnel au centre de Houdeng qui passerait donc de 125 à 93 travailleurs. Les 32 personnes concernées ont été prévenues qu'en cas de reprise, elles ne seraient pas reconduites, ce que nous déplorons."

En cas de faillite de Maxitoys, 182 points de vente et un millier d'emplois seraient concernés en Belgique et en France.