Entreprises & Start-up

Virginie Pierre souligne les difficultés auxquelles font face ces futures indépendantes. “Elles rencontrent des difficultés dans l’accès au financement, même si les banques disent que cela n’est pas vrai et alors que des études montrent que les femmes sont plus fiables que les hommes dans le remboursement des crédits.”Comment l’explique-t-on ? “Elles demandent le plus souvent de petits montants. Elles ont une approche plus timide; leurs dossiers sont plus basés sur la passion que sur les chiffres. Les banques trouvent cela moins rassurant.” Le rôle du réseau Diane joue donc un rôle important. “On essaie de professionnaliser au maximum leurs projets. Ces femmes ont souvent de bonnes idées mais elles tombent des nues quand on leur parle d’un business plan. Et c’est encore très tabou pour les femmes de parler d’argent , déclare Virginie Pierre. Les femmes développent des petits business avec des petits revenus et dans des marchés de niche. Le danger de faillite ou de tomber dans la précarité financière est plus élevé. Le taux d’indépendantes vivant sous le seuil de pauvreté est énorme.”

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