Julien Sturbois, présentateur radio sur Nostalgie et ancien monsieur météo de la RTBF, ainsi que d'autres voyageurs ont reçu un message leur indiquant une situation d'overbooking pour leur vol. Les voilà donc encaqués à l'aeroport en attendant de savoir s'ils vont pouvoir monter dans leur avion.

Assis aux côtés des autres passagers, Julien Sturbois, nouvelle recrue radiphonique de Nostalgie et ex-RTBF, a félicité ironiquement la compagnie Brussels Airlines sur Facebook. "Parqués comme des boudins entre 4 filets de ‘sécurité’, sans plus aucune responsabilité de distanciation sociale. Tout ça parce que ‘tout le monde se presse’ suite au message que nous avons reçu ... Je dis bravo la compagnie, vous faites FORT en osant l’overbooking post Covid !"

Le message en question propose aux passagers des contreparties pour prendre un avion qui démarre le lendemain de la date de départ : "En raison d'une surréservation, nous cherchons des passagers du vol du 6 juillet 2020 préférant prendre le vol de demain. En guise de compensation, nous offrons l'hôtel et la somme de 250 euros".

Trop de billets vendus ?

Wencke Lemmes-Pireaux, porte-parole de la compagnie aérienne Brussels Airlines, confirme à La Libre qu'il y a bien une situation de réservation excédentaire sur ce vol. Elle assure toutefois qu'il s'agit d'une situation "exceptionnelle". "Nous nous trouvons dans une situation complètement atypique. À cause de la pandémie, il y a des restrictions de voyages, des quarantaines à l'arrivée ou encore des changements d'horaires", rappelle la porte-parole.

Ces modifications amènent certains voyageurs à vouloir modifier leurs plans de vacances et la compagnie Brussels Airlines propose à ceux qui ont réservé leur vol avant le 15 mai (inclus) d'obtenir un "FlightVoucher" de la valeur de leur première réservation. Ce "FlightVoucher" reste valable pour un voyage jusqu'au 31 décembre 2021 inclus. Les clients sont tout à fait libres de se décider au dernier moment, explique la porte-parole, et d'adapter leurs vacances en fonction de l'actualité et l'évolution de la propagation du virus. La compagnie explique donc ne pas toujours être prévenue des dernières annulations. En outre, les clients sont extrêmement nombreux à tenter de joindre la compagnie par téléphone et le temps d'attente est beaucoup plus long que d'habitude. Certaines annulations et changements de vols ne sont donc pas enregistrés.

Afin de remplir les avions, la compagnie se base sur les statistiques des vols précédents ayant les mêmes destinations pour réguler la vente des billets.

"Toutes nos excuses"

Dans une telle situation de surréservation, un ou plusieurs passagers vont donc rester au sol. "La compagnie est responsable de ses passagers. Si une personne qui possède un billet ne peut plus voyager, c'est à nous de trouver une alternative et de respecter les compensations", conclut Wencke Lemmes-Pireaux. Dans ce cas-ci, "toutes nos excuses" exprime-t-elle pour finir.