Intitulée "Small Business Rising" ("Les petites entreprises se mettent debout"), la coalition appelle les régulateurs à prendre des mesures fortes pour lutter contre les pratiques anticoncurrentielles des géants industriels américains.

"Nous exhortons les responsables politiques à briser le pouvoir des monopoles et à préserver notre droit de rivaliser et de servir les besoins de nos communautés", écrit le groupe sur son site internet. Ses membres souhaitent "empêcher les monopoles de la tech, comme Amazon, de contrôler le marché en ligne en les démantelant et en les régulant."

"La mainmise d'Amazon sur le commerce en ligne est l'une des principales menaces que doivent affronter les commerces indépendants", peut-on lire sur le site de "Small Business Rising".

L'Association américaine des libraires, l'Association nationale des épiciers ou encore l'Association nord-américaine des quincaillers font partie de cette nouvelle coalition.

Plusieurs groupes parlementaires et des agences fédérales de régulation se penchent sur la domination de pans entiers par les Gafa (Google, Amazon, Facebook et Apple), dont l'influence s'est renforcée durant la pandémie.

Pas de réaction d'Amazon 

En octobre dernier, un groupe de travail de la sous-commission antitrust de la Chambre des représentants avait notamment publié un dossier accusant les Gafa de monopoles et d'abus de position dominante dans leurs secteurs respectifs.

"Small Business Rising" dit approuver les conclusions de ce travail parlementaire qui a montré qu'Amazon "demande des commissions exorbitantes, impose des conditions étouffantes et soutire des données de grandes valeurs de fabricants et de commerçants indépendants pour les utiliser sur sa plateforme."

Le président américain Joe Biden a fait part de son intention de serrer la vis face aux géants de la tech en nommant à l'autorité américaine de la concurrence (FTC) la juriste Lina Khan, une célèbre pourfendeuse des Gafa.

M. Biden a également demandé à Tim Wu, un défenseur de lois anti-concentration strictes, de rejoindre le prestigieux Conseil économique national (NEC). Amazon n'a pas réagi dans l'immédiat au sujet de la formation de cette nouvelle coalition.