Avec la deuxième vague de fermetures pour endiguer la propagation du coronavirus, Euler Hermes prévoit un "impact négatif élevé pour les secteurs sensibles au Covid-19", avec des pertes d'exploitation moyennes de -15% à -20% en 2020 par rapport aux niveaux d'avant la crise.

Les secteurs du textile, du commerce de détail non essentiel, des transports, de l'automobile, de l'horeca et des loisirs sont particulièrement menacés.

"En l'absence d'un soutien prolongé de la part des différents gouvernements, cela pourrait assécher les réserves de liquidités des sociétés, faisant courir à environ 24% des entreprises de la zone euro (soit plus de 4,1 millions de sociétés) le risque d'une crise de trésorerie en 2021", selon l'étude. A l'échelle de l'UE, c'est une entreprise sur quatre qui est menacée par une crise de trésorerie. 

D'après les économistes d'Euler Hermes, les mesures politiques doivent combler le déficit de financement des entreprises coincées entre une perte de revenus et des dépenses obligatoires telles que les impôts et les dettes financières.