La nomination de Sabine Lautenschläger, 46 ans, au poste de vice-président de la Bundesbank est une petite sensation. Par le passé, aucune femme n’avait réussi une telle ascension. Le leader libéral Guido Westerwelle a salué l’introduction d’une femme "dans un espace jusqu’ici réservé aux hommes". Récemment, Joseph Ackermann, patron de la Deutsche Bank, avait irrité en remarquant que l’entrée de belles femmes au directoire de grandes entreprises y amènerait de la "couleur". Avec Mme Lautenschläger, pas besoin de se faire des soucis : elle n’est vraiment pas une Vénus. Mais elle a fait ses preuves en tant que directrice exécutive de la Bafin, l’office de contrôle des institutions financières. Selon "Der Spiegel", Jens Weidmann aurait suggéré à la chancelière de la nommer : pendant la crise financière, la directrice de la Bafin lui aurait passé des "tuyaux" sur des banques en difficultés.