Une quarantaine de magasins Carrefour Mestdagh sont à l’arrêt ce jeudi matin à la suite d’un mouvement social. L'action concerne 42 des 49 magasins intégrés mais non franchisés. "Mais cela pourrait évoluer", nous dit-on.

Les travailleurs et les syndicats estiment que la flexibilité et les conditions de travail ne sont plus acceptables.

Pour Evelyne Zabus, permanente CNE, qui sait que le groupe sort d’une restructuration – il y a plus de deux ans tout de même -, "le groupe pratique déjà des salaires assez faibles pour le secteur du commerce, il y a beaucoup de temps partiels, aucune revalorisation des personnes qui travaillent 24 heures par semaine mais à qui on demande toujours des avenants", soit des heures supplémentaires convenues à l’avance. 

"Les heures sont prestées structurellement mais rien d'acceptable n’est proposé", dit-elle. "Il y a beaucoup d’intérim. Selon la direction, les chiffres tournent autour de 20 %. Mais de notre côté, si l’on prend en compte l’intérim, les étudiants, les avenants, on arrive plus près d’un chiffre de 35 %. Aucune entreprise active dans le commerce n’utilise autant d’intérimaires. Il faut régulariser la situation. Il y a de l’intérim à toutes les sauces."

Pour la syndicaliste, les négociations doivent recommencer et elle appelle la direction du groupe à revenir autour de la table. "Nous ne sommes pas irresponsables. Il y aura de la flexibilité mais le niveau actuel n’est pas justifiable", assure-t-elle.